
L’agriculture bio et locale est au coeur d’une foire organisée à Antibes le 23 septembre prochain par les producteurs bio des Alpes Maritimes.
Tomate française avec pesticides ou tomate israélienne bio chargée en CO2? Dans les rayons, le consommateur se trouve souvent face à un choix cornélien: consommer bio ou local. Comment choisir entre des produits issus de l’agriculture biologique venant de l’autre bout de la planète, et des produits made in Provence, bons pour l’emploi local mais qui peuvent avoir un impact négatif sur la santé et l’environnement?
Pour l’association des agriculteurs bio des Alpes-maritimes (Agribio 06) la réponse est simple: il ne faut pas choisir! C’est pour faire passer ce message que les producteurs participent pour la deuxième année consécutive à la campagne nationale « Bio et local, c’est l’idéal », organisée par le réseau Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB). Le 23 septembre, Agribio réunira ainsi une cinquantaine d’agriculteurs certifiés « AB », toutes filières confondues, qui viendront présenter la diversité de leur production.
En plus du marché bio, plusieurs animations ludiques sont prévues: dégustation de lait de chèvre, fabrication de compotes, de cosmétiques, découverte des création des jeunes chefs cuisiniers, les « Toques brûlées », etc.
Pour nourrir les réflexions sur les grandes problématiques qui touchent le monde agricole, quatre conférences tenteront de répondre aux aux questions : Comment manger sain en 2012? Quelles sont nos représentations de la ruralité? Quelle utilisation des terres en France et en Paca à l’horizon 2050? etc.
Pas assez de produits bio « made in France »
L’un des sujets sur lesquels l’association souhaite insister, c’est la nécessité de développer du bio « made in France ».
« Actuellement, environ 10% des exploitations agricoles du département travaillent en bio. Cependant leur production ne suffit pas à répondre à la demande alimentaire des habitants. Au niveau national, le diagnostic est le même [...] D’après l’Agence bio, 35.3% des produits bio consommés en France en 2010 ont été importés. Au delà des produits exotiques, 49% des importations correspondent à des denrées que la France est capable de produire« , constate Agribio 06.

Alors comment inverser la tendance pour avoir du bio local à se mettre sous la dent? « Il faut intervenir à plusieurs niveaux, notamment celui de la formation« , selon l’association. C’est notamment ce que prévoit le plan Barnier « Agriculture biologique: horizon 2012″. Parmi les préconisations, l’introduction d’enseignements centrés sur le bio dans les formations agricoles, aujourd’hui présents dans des établissements comme le lycée horticole d’Antibes. L’établissement, choisi pour accueillir la foire bio et locale, dispose ainsi d’un atelier maraîchage biologique qui permet aux étudiants de s’essayer à l’agriculture bio.
Pratique: Rendez-vous le dimanche 23 septembre, de 9h à 21h au lycée horticole d’Antibes, 1285 avenue Jules Grec. Infos sur www.foirebioetlocal.fr
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