
Coup d’accélérateur pour la « coloc » de voiture. Les spécialistes du secteur se réunissent aujourd’hui et demain pour les 2e Rencontres nationales de l’Autopartage à Marseille, où le service fête ses dix ans.
« Posséder, c’est dépassé ». C’est le credo des partisans de l’autopartage. Une pratique simple, voisine du vélo en libre-service, qui consiste à louer une voiture pour de petits trajets, uniquement quand on en a besoin. Les acteurs du secteur se réunissent jusqu’à demain à Marseille, à l’auditorium de la Caisse d’Epargne, « pour faire le point sur les réussites, les nouvelles tendances et surtout sur les manières de promouvoir cette pratique au niveau national« , explique Yvon Roche, fondateur d‘Autopartage Provence, la société qui a lancé le service dans la cité phocéenne.
Véhicules électriques en libre-service
En dix ans, cette coopérative de partage de voitures a réussi à séduire 1 300 adhérents, qui se partagent 60 voitures, réparties sur une vingtaine de stations. « Au total, 1,5 million de km sont effectués par nos abonnés, détaille Yvon Roche. Nous avons remarqués que 70% des trajets étaient inférieurs à 70 kilomètres, aussi, il nous est apparu naturel de proposer aux usagers de les effectuer avec des véhicules électrique« . Cette année, l’entreprise a donc fait l’acquisition de 10 Twizy électriques, la citadine biplace de Renault, et d’une Peugeot Ion. Les deux premières voitures électriques marseillaises seront mises en partage dans le parking du Cours Julien. AutoPartage espère ainsi contribuer à la démocratisation de ces véhicules, encore peu nombreux dans la région, en permettant aux curieux de les essayer, sans avoir à investir.
8 stations à Avignon
Pour se développer, AutoPartage compte également sur son arrivée à Avignon, à partir du 15 novembre prochain. La cité des Papes disposera de huit véhicules avec leur emplacement, mis à disposition par la municipalité. Une initiative qui pourrait contribuer à décongestionner le centre-ville, et ensuite, s’étendre vers les communes voisines du Pontet ou encore des Angles.
Pour Yvon Roche, l’objectif est de « créer une dynamique régionale, voire nationale. Pour que l’autopartage se développe davantage, ce qu’il faut c’est investir et nouer des partenariats avec les collectivités, car les mentalités ont évolué et les gens sont prêts à se lancer. » D’ailleurs une cinquantaine de villes tentent l’expérience, comme Nice, avec l’Auto Bleue, ou Paris, avec Autolib, et on estime à 15 000 le nombre de citadins abonnés à un service d’autopartage. Ce qui séduit ? « C‘est un service pratique, économique et écologique, assure l’entrepreneur Marseillais. Vous avez une voiture et une place, quand vous en avez besoin, et vous ne la payez que quand vous vous en servez, sans avoir à vous soucier de l’entretien et des frais en tout genre. Bien sûr le service s’adresse à des gens qui n’ont pas besoin de leur voiture tous les jours, et leur permet d’économiser jusqu’à 5 000 euros par an ».
Comment ça marche ? Pour pouvoir louer les voitures, il faut devenir adhérent, puis réserver sa voiture sur le site ou par téléphone. Ensuite, une carte d’accès permet de récupérer le véhicule à la station de son choix.
Combien ça coûte ? En moyenne, 5 euros de l’heure, tout compris (assurance, carburant, etc.) Mais comme chez les loueurs classiques, le prix varie en fonction du type de véhicule, de la durée de location – au quart d’heure près attention! – et du kilométrage parcouru. A noter que pour les Twizy électriques, le tarif est de 1 euro par quart d’heure, tout inclus.























Commentaire de Laurence Grignon (via Facebook) : Je suis abonnée depuis des années et je n’ai plus de voiture. Avantage à ajouter à l’article : j’ai accès à des véhicules pour des besoins différents : mini, pick-up ou 7 places. Qui fait mieux ?