
Wiki2d est allé à la rencontre des fondateurs d’Eco-sapiens, un guide d’achat éthique sur le web, né à Marseille.
Avant il y avait l’homo sapiens, mais après la chasse et la cueillette, il s’est rué dans les fast food et les supermarchés. Benjamin Leroy et Baptiste Rabourdin, eux, aimeraient bien être à l’origine d’une évolution de l’espèce: l’eco-sapiens, un consommateur éclairé qui ferait du bien à la planète et à son portefeuille, en jardinant avec des produits bio, vêtu de son sarouel issu du commerce équitable.
Un guide né à Marseille
Dans leur locaux aux allures de coloc’ d’étudiants, ces deux ingénieurs formés à l’École Centrale Marseille, dégotent depuis cinq ans des bons plans pour permettre à chacun d’acheter éthique sur le web. «Eco-sapiens est né d’un constat: beaucoup de consommateurs tentés par l’achat solidaire et écolo n’arrivaient pas à trouver leur bonheur sur la toile ou dans les magasins près de chez eux, raconte Benjamin Leroy. Alors, on a eu l’idée de référencer les alternatives éco-responsables dans un guide d’achat simple et pratique. » Intégrés à la couveuse d’activités solidaires Inter-made, les deux copains travailleront près d’un an sur leur site, qui sera mis en ligne en mars 2006.
50 000 produits éthiques référencés
« Au départ, on a fait comme tout le monde, on a cherché les produits sur Google, ironise-t-il. Petit à petit, ce sont les boutiques en ligne qui sont venues vers nous. Maintenant, on s’attache plus à « trier » et à identifier les structures qui ne collent pas à nos valeurs ou qui font du greenwashing ».
Au total, plus de 50 000 produits, provenant de 130 boutiques, sont aujourd’hui en vente sur le site, pour satisfaire les besoins vitaux, ou non, de l’eco-sapiens. On trouve de tout et à tous les prix, du crayon contour des yeux bio à 3,85 euros, au matelas en latex naturel à près de 1500 euros, en passant par des vers nématodes, à 15 euros, ou encore le fameux sarouel, coloris « galet », à 45 euros. « Sur certains produits, nous sommes sur une niche « luxe », mais on peut aussi être très compétitifs sur les produits d’entretien, les vêtements ou les cosmétiques », défend Benjamin Leroy.
Militants mais pas frustrés

Pour être référencées sur Eco-sapiens, les entreprises payent une participation, à laquelle s’ajoute une commission sur les ventes. « A titre d’exemple, pour un T-shirt à 20 euros, notre commission est de 1,80 euros », illustre Benjamin Leroy. Un modèle économique qui permet à la SCOP (Société coopérative et participative) d’employer quatre salariés-associés en CDI.
Une équipe « militante, mais pas frustrée », qui veut avant tout informer sur la consommation éco-responsable. « On n’est ni dans la culpabilisation, ni dans l’incitation à acheter: le but est plutôt d’identifier des produits de qualités, qui évitent le renouvellement », insiste le fondateur du site. Pour aider le consommateur à choisir en connaissance de cause, Eco-sapiens propose d’ailleurs des articles sur l’actualité de la consommation responsable, un guide des labels très critique ou encore une carte interactive pour repérer les boutiques éthiques de Marseille. Une diversité qui permet au site de séduire plus de 100 000 visiteurs chaque mois.
A l’occasion du 24ème Festival Science Frontières, Benjamin Leroy et Baptiste Rabourdin ont participé à un Ecoforum :
Lire aussi:
TrocTribu: Videz vos bibliothèques!
Tendance: Altermundi mise sur la mode équitable et recyclable






















