Que faut-il répondre à un écolo-sceptique ? - Lundi 16 juillet 2012

Source : Rédaction wiki2d - Carole Hoareau redacwiki2d@gmail.com

Trois questions à Anja Stoll, responsable de la RSE et des partenariats à Euromed Management, qui a participé à la rédaction de ce guide, bien utile pour tordre le cou aux idées reçues sur le développement durable.

On a beau dire que le bio, c’est tendance, depuis quelques années, on ne compte plus les sceptiques décomplexés, qui n’ont plus honte de dire que la protection de la planète, c’est le cadet de leur souci. Et ce n’est pas le récent échec de la conférence de Rio qui viendra les convaincre du contraire. C’est pourtant cet endroit qu’ont choisi les Marseillais d’Euromed Management pour faire parler de leur « Guide pour contrer les vraies/fausses bonnes raisons de ne pas agir« , sorti début 2011, mais plus que jamais d’actualité.

Comment est né ce guide ?

L’idée a émergé au cours des discussions de notre réseau Managers responsables. Que ce soient les entreprises, le corps enseignant ou les étudiants, nous nous sommes rendu compte que nous devions tous faire face à des gens qui s’inventent de fausses bonnes raisons pour ne pas agir. Pendant près d’un an, nous avons travaillé à la rédaction d’un guide qui distingue des groupes de « détracteurs  » pour confronter leurs arguments et les nôtres. Nous en avons tiré un document téléchargeable, en open source, que nous venons de traduire en anglais pour Rio + 20.

« Aquoibonistes », « court-termistes » ou encore »darwinistes », vous faites volontairement une caricature des discours anti-écolos. Selon vous, quels sont les citoyens les plus difficiles àconvaincre ?

Les plus coriaces sont les scientistes, qui pensent que   »l’homme s’en sortira toujours », quitte à devoir se nourrir demain de bouillie énergétique. Ils ne nient pas que la planète va mal, ils pensent juste qu’il ne faut pas s’inquiéter car on trouvera toujours une solution.

Avez-vous le sentiment qu’il est d’autant plus difficile de combattre les écolo-sceptiquesen ce moment?

Je crois qu’il y a un vrai ras-le-bol du discours écolo « classique », qui prône une austérité dont plus personne n’a envie. A force d’être répété, le message alarmiste ne passe plus : on a beau dire qu’on va droit dans le mur, pour l’instant on ne le voit pas! Je crois qu’il vaut mieux miser sur un discours positif pour convaincre le plus grand nombre.

Télécharger le guide

Lire aussi:

Marseille: Une fausse manif anti-écoloConsom’action: Et vous, que faites-vous ?

Un commentaire sur “Que faut-il répondre à un écolo-sceptique ?”

  1. louloudeschamps dit :

    dans la même veine, je signale le livre d’Erwan Lecoeur (co auteur) qui cherche à répondre à la même question

    voir ici : http://www.lespetitsmatins.fr/noscollections/fichecollection.php?id_livre=72&cat=4

    facile à lire et instructif

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