
Pour la deuxième année consécutive, les bénévoles d’Aremacs sensibilisent au tri à l’occasion du Festival Jazz des cinq continents, qui s’installe cette semaine dans les jardins du Palais Longchamp.
T-shirt jaunes, haut de forme et pince à déchets. Cette semaine, les « trieurs publics » d’Aremacs, l’Association pour le respect de l’environnement lors des manifestations culturelles et sportives, trimbalent leur bonne humeur et leurs poubelles pédagogiques dans les allées du Palais Longchamp. Leur mission: inciter les festivaliers venus écouter Monty Alexander ou encore Larry Grahanm, à trier leurs déchets, sans jouer les trouble-fête. Leurs armes: une trentaine de supports de tri faits maison, répartis dans l’espace réservé au public, mais aussi dans le village où évoluent techniciens et organisateurs.
Les consignes de tri d’Eco-emballages sont simplifiées et ne reprennent que les déchets que l’on trouve lors des concerts. D’un côté, on met les déchets recyclables, comme le verre ou les canettes, de l’autre, les ordures ménagères, comme les restes de repas et les gobelets en plastique, sans oublier le cendrier pour récolter les mégots. « Lors de ce type d’événements, c’est plus facile d’aborder les gens, car ils sont détendus, explique Arnould Perrier, responsable de l’antenne marseillaise d’Aremacs. On le fait sur le ton de l’humour, et surtout, on n’est pas là pour faire du flicage. On communique sur les bons gestes et on se bat aussi contre les idées reçues, du type « ça ne sert à rien de trier car tout finit à la décharge ». On explique que le recyclage, ça marche, qu’il suffit de visiter les centres de tri pour s’en rendre compte, etc. »
Trieurs et spectateurs
Au total, une vingtaine de bénévoles se relaient pour prêcher la bonne parole aux quelque 3 500 spectateurs qui se pressent chaque soir. Leur profil ? « Souvent des amis d’amis, qui ont la fibre écolo, décrit Arnould Perrier. Forcément, ce qui les motive également, c’est la possibilité d’assister gratuitement aux concerts. C’est un boulot plutôt sympa, même si on ramasse ce que les gens jettent par terre et qu’on doit parfois mettre les mains dans les poubelles! »
Dans la région, les trieurs sont notamment présents à Marsatac, à Air libres, au Festival Mimi ou encore aux Voix du Gaou, et sont intervenus sur près de 70 d’événements dans toute la France.
« La plupart du temps, ce sont les organisateurs qui viennent vers nous, grâce au bouche à oreille, ajoute Arnould Perrier. Généralement, notre travail, qui comprend à la fois la collecte des déchets pendant le festival, et des conseils pour limiter leur impact environnemental, est facturé entre 500 et 1000 euros par jour, en fonction du dispositif mis en place. »
Et le succès est au rendez-vous: l’association, créée en 2004, compte aujourd’hui plus de 600 d’adhérents, dont une centaine à Marseille, emploie cinq salariés, et compte bien être aider d’autres festivals à passer au vert.
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