Pour ré-ensabler les plages de La Ciotat la municipalité utilise une technique écologique, notamment à Lumière.
En ce mercredi 30 janvier ensoleillé où la température est printanière, beaucoup de parents s’amusent avec leurs enfants dans le sable sur la plage Lumière. Juste derrière eux, une réserve de sable haute d’1,50m. Des châteaux de sable que l’on aurait plus de mal à faire si tout au long de l’hiver et du printemps, la surveillance de l’ensablement des plages n’était pas suivie de près par la municipalité, selon Noël Collura, adjoint au maire délégué à l’environnement, au développement durable et au cadre de vie. Accompagné de Patrick Sereno, technicien à l’environnement et responsable des plages à La Ciotat, l’élu explique quels sont les choix dans ce domaine.
« Nous avons regardé ce qui se faisait dans les communes voisines du littoral. L’apport extérieur a été banni, le pompage au large aussi, il ne restait plus le ré-ensablement naturel. En plus, c’est ce qu’il y a de moins cher et aussi de plus écologique. En résumé, nous récupérons ce que la mer nous ramène. Mais cela demande de l’observation. » Et à voir la dune de sable fin d’au moins 200 m3 sur la plage Lumière, la mer en apporte beaucoup. « Durant tout l’hiver, explique Patrick Sereno, on ne fait que prendre le sable sur la plage.«
Presque quotidiennement le matin, le technicien regarde si une couche de sable s’est posée. Si c’est le cas, elle est récupérée. « C’est vraiment au coup d’œil que cela se fait, un vrai travail d’observation. Dès qu’on voit qu’il y a une couche de 30 à 40cm, on fait venir le tractopelle et on remonte le sable au plus haut de la plage. On l’a déjà fait à trois reprises, depuis le mois d’octobre et cela a formé cette réserve que l’on peut voir, ici, à Lumière. » Un travail qu’il n’est pas nécessaire de faire sur l’ensemble des plages de La Ciotat. « Sur les plages dites naturelles comme celles des Capucins, le ré-ensablement se fait presque tout seul sans qu’on intervienne. En revanche, sur la plage Lumière, c’est une nécessité... » D’ailleurs, Noël Collura en profite pour évoquer les algues, autre phénomène naturel. « Des Ciotadens nous demandent de les enlever quand il y en a trop. Mais ce n’est pas la peine. Elles repartent d’elles-mêmes, naturellement. Il faut laisser faire la nature.«
À partir de fin février-début mars, des filets vont être posés pour éviter que le sable ne reparte en mer quand arrive la saison des largades et autres fortes houles. Ces filets retiennent le sable tout en laissant passer l’eau de mer. Ensuite fin avril, on prépare la saison en étalant le sable sur toute la plage. Et voilà, comment les Ciotadens et touristes peuvent ensuite profiter de belles plages pour se faire bronzer ou faire des châteaux de sable…
Onze plages
Sur les 17 km de littoral ciotaden, on compte 11 plages, de la calanque de Figuerolles, la plus à l’ouest, au Liouquet, la plus à l’est. Elles s’étendent en tout sur 6 km. Certaines sont en sable, d’autres en galets et rochers.
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