Un conseil d’administration pour le parc national des calanques - Mercredi 5 décembre 2012

Source : Rédaction wiki2d - redacwiki2d@gmail.com

Les membres du conseil d’administration de l’établissement public du Parc national des Calanques ont été nommés hier par la ministre de l’écologie, plus de sept mois après la création officielle du parc.

Cette nomination du conseil d’administration par la ministre en charge de l’écologie intervient peu après que le GIP a alerté le gouvernement sur les moyens humains et financiers nécessaires à l’existence concrète du parc. L’Etat a donc entendu le SOS lancé par Guy Teissier, qui estimait que « le bon déroulement de la montée en puissance opérationnelle de ce Parc [était] fortement fragilisé », du fait de l’absence de désignation des membres du conseil d’administration. Un flou qui entraînait, toujours selon le GIP, un « retard dans la mise en place de l’établissement », « l’élection du président du conseil d’administration » et « l’adoption d’un budget primitif pour 2013« .

Avec cette nomination, le conseil d’administration prend le relais du GIP, qui était sa « structure de préfiguration » depuis 13 années. Le nouvel établissement public est le 10e du type en France et c’est le premier de nouvelle génération, entièrement créé selon le cadre de la loi du 14 avril 2006 qui a instauré une nouvelle gouvernance des parcs nationaux français, appuyée sur les acteurs locaux. « Ce Parc consacre la valeur exceptionnelle des patrimoines naturels et culturels de son territoire.  Il est le premier en Europe dont le territoire est à la fois terrestre, marin et, surtout, situé à la périphérie immédiate d’une agglomération de près d’un million d’habitants. C’est là un défi majeur que devra relever ce parc, en même temps qu’une formidable opportunité d’innover dans le rapport de la ville à la nature« , rappelle ainsi le GIP.

Ce conseil d’administration, établissement public financé par l’Etat, est une instance de gouvernance première, en majorité composé d’acteurs locaux (60%). Ces derniers comprennent des élus des collectivités locales concernées et des personnalités à compétence locale désignées par la ministre en charge de l’écologie sur proposition du préfet de département.

Au total, le conseil d’administration du Parc national est ainsi composé de 51 membres :

  • 12 représentants des collectivités territoriales (23%), dont les maires des communes du parc (Marseille, Cassis, La Ciotat…)
  • 19 personnalités à compétence locale (37%), dont l’océanologue Nardo Vicente et la représentante des associations de quartier dans le parc, Monique Cordier
  • 9 représentants de l’Etat (18%), dont le secrétaire de la préfecture des Bouches-du-Rhône ou le directeur régional de la jeunesse et des sports.
  • 9 personnalités à compétence nationale (18%)
  • 1 représentant du personnel de l’établissement public du Parc national (2%)
  • 1 président du conseil scientifique de l’établissement public du Parc national (2%)
Plus de moyens financiers

« La capacité d’action du Parc est, d’autre part, affaiblie par l’insuffisance notoire des moyens humains et budgétaires alloués par l’Etat au Parc pour 2013« , écrivait également le GIP. Ainsi, selon le GIP, les plafonds notifiés au Parc, respectivement de 23 agents permanents et de 1,8 million d’euros, ne permettront pas à l’établissement de recruter des agents de terrain, des garde-moniteurs à même de remplir, notamment, les missions de surveillance et de contrôle essentielles au respect des réglementations édictées par le décret en cœur de Parc, « a fortiori dans le contexte de « Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture », qui va générer un fort afflux supplémentaire de fréquentation« .

Pour assurer ses missions, le GIP souhaite que le budget  2013 du Parc soit augmenté à un niveau suffisant (2,5 M€), lui permettant de recruter dès l’année prochaine une dizaine d’agents de terrain. Mais dans un contexte de crise économique, cette demande mettra peut-être plus de temps à être entendue.

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