
Une flore terrestre menacée par le piétinement

Pas moins de 900 espèces végétales sont répertoriées dans le massif dont 22 sont protégées et 19 sont classées très rares. On peut par exemple admirer des formations végétales halophiles qui s’accommodent du sel des embruns, comme le Perce-pierre, une fleur jaune ou des plantes thermophiles qui aiment la chaleur dans les fonds des vallons, comme les oliviers sauvages. Mais ce sont les pinèdes avec les pins d’Alep qui recouvrent le territoire le plus vaste. Parmi les espèces endémiques, la Sabline de Provence, très rare et très fragile, est protégée.
Au fil des balades qu’effectuent les centaines de milliers de randonneurs (et baigneurs!) chaque année, l’Astragale ou « coussin de belle-mère » est sans doute la plante la plus croisée. Elle se présente sous la forme de petits buissons très épineux ne dépassant pas 30 cm de hauteur, et se rencontre sur le sable et les rochers.
L’herbe à Gouffé, qui n’existe sur la planète qu’entre Marseille et Toulon, est présente essentiellement dans les éboulis des calanques. Symbole du massif, elle est menacée par le piétinement des randonneurs. D’où la nécessité pour ces derniers de scrupuleusement rester sur les sentiers. Les calanques ne sont pas un terrain vague dans lequel chacun peut divaguer comme bon lui semble, sous peine de condamner un peu plus la diversité naturelle.
Protéger l’herbier de posidonie
Contrairement aux idées reçues, la vie marine est elle aussi très diversifiée. Depuis toujours, la posidonie constitue l’une des principales richesses de la Méditerranée. Ses herbiers très denses représentent de véritables forêts sous la mer. Certains pieds ont plus de 900 ans d’existence ! Ils produisent de l’oxygène et des matières vivantes, c’est une vraie nurserie pour de nombreuses espèces de poissons. De plus, les posidonies stabilisent les fonds et protègent les rivages et les plages en atténuant la force des vagues.

Les feuilles mortes de posidonies, qui peuvent s’accumuler sur les plages, protègent également le littoral contre l’érosion. Mais la pollution met en péril les posidonies. Si c’est une espèce abondante en Méditerranée, en revanche, les herbiers peuvent fortement régresser dans les régions les plus peuplées et les plus polluées par l’homme comme Marseille. C’est ce qui s’est passé dans certains secteurs des calanques et au large des plages du Prado.
La mise en service de la station d’épuration a en partie résolu le problème. La régression a ralenti dans les calanques et dans la baie du Prado. Il n’empêche que ces victoires ne signifient pas que la guerre contre la pollution et la préservation des posidonies est gagnée, loin de là! La croissance des herbiers est en effet extrêmement lente, de l’ordre de quelques centimètres par an. Il faudra sans doute compter un à deux siècles pour obtenir une régénération conséquente.
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Partie 2: Zoom sur la faune du massif
Partie 3: Ca grouille dans les fonds marins






















