A Marseille, pendant la saison estivale, orage rime avec fermeture des plages. Explications.
C’est sans doute le premier épisode d’une série qui rythmera l’été des vacanciers et des Marseillais. Ce mardi 12 juin 2012, les plages marseillaises étaient fermées suite aux violents orages survenus la nuit précédente. A 13h30, la baignade était à nouveau autorisée sur les plages Prado Nord, Prado Sud, Bonneveine, Vieille Chapelle, fermées ce matin, par mesure de précaution. Mercredi matin, les plages Prophète, Huveaune, Borély, Pointe Rouge se sont ajoutées à la liste des plages ouvertes. Des prélèvements sont en cours, pour vérifier la qualité de l’eau afin de permettre un retour à la baignade sur les plages suivantes, toujours fermées: Catalans, Bain des Dames, Anse des Phocéens, Anse des Sablettes, Verrerie.
La plupart des plages ont pu rouvrir rapidement grâce à une méthode d’analyse par biologie moléculaire qui permet, depuis l’année dernière, de connaître la qualité des eaux de baignade en seulement 3 heures, contre 48 à 72h habituellement. « Une méthode est actuellement développée pour obtenir des résultats en une heure », avance l’océanologue Nardo Vicente.
Tout l’été, un millier de prélèvements sont réalisés dès 5 heures du matin par deux employés saisonniers de la mairie qui font le tour des plages de la ville, et sont adressés au laboratoire départemental d’analyse et à la Société d’exploitation du réseau d’assainissement de Marseille ( SERAM ) pour analyse rapide, afin de détecter la présence de germes dangereux (Escherichia coli (E. coli), entérocoques, etc.). Objectif: éviter que les baigneurs ne fassent leurs brasses dans une eau polluée, avec à la clé, le risque d’avoir des diarrhées, des infections cutanées ou des problèmes ORL, comme des otites.
Orages et débordements
Ces fermetures de plages, les Marseillais y sont habitués. A chaque orage, le surplus d’eau se retrouve à la mer, sans avoir pu passer par la case épuration. Actuellement, seuls 300 000 m3 d’eau peuvent être contenus, ce qui n’est pas suffisant en cas de fortes pluies. « Nous devons travailler avec les communes en amont, notamment dans le cadre d’un contrat de baie, nous expliquait Françoise Gaunet-Escarras, adjointe au maire de Marseille déléguée à la Santé. Mais la pollution restera difficile à maîtriser pour des raisons topographiques».
Le citoyen lambda, s’il ne peut pas empêcher la pluie, a néanmoins un rôle à jouer. Car ce que nous jetons dans les rues a de grandes chances de finir à la mer, d’autant plus sûrement pendant les orages.
L’état des plages vous révolte régulièrement. Récemment, nous avions reçu des photos d’un internaute, prises à Borély, après un coup de mer.

photos Yann C.
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