
Les vieux gréements prennent leurs quartiers au pied du Fort Saint-Jean pour la 9e édition des Voiles du Vieux Port, jusqu’à dimanche. Avec une nouveauté cette année: l’événement veut limiter son impact sur l’environnement grâce à la réalisation de son premier bilan carbone.
« Au départ, c’est une initiative de notre partenaire EDF, qui nous a proposé de nous accompagner dans la réalisation d’un Bilan Carbone, selon la méthodologie de l’Ademe, raconte Michel Lamberti, président de l’Union nautique marseillaise, qui fait partie du comité d’organisation de la manifestation. Il faut avouer que c’est une procédure assez complexe, mais nous sommes vraiment contents d’avoir de l’aide pour pouvoir mener cette initiative à bien. »
Empreinte carbone
« C’est un processus qui s’inscrit dans la durée, et auquel toutes les structures impliquées dans l’organisation de cette manifestation ont accepté de prendre part avec enthousiasme, se félicite Pascal Peres, directeur développement Bouches-du-Rhône chez EDF. Première étape: déterminer l’empreinte carbone de l’événement. Transport, énergie, montage des stands, gestion des déchets, restauration ou encore hébergement, tous les postes émetteurs de CO2 seront examinés.
Afin de collecter les informations nécessaires à la réalisation du bilan carbone, trois étudiants de Marketing Méditerranée, la junior-entreprise d’Euromed Management, examineront les pratiques des régatiers, des visiteurs ou encore des fournisseurs présents à l’occasion des Voiles du Vieux Port. Au total, 600 questionnaires seront remplis sur les quatre jours de manifestation. Ensuite, pour la prochaine édition, les organisateurs fixeront un objectif de réduction de l’empreinte carbone, ainsi que des axes d’amélioration pour y parvenir. Enfin, les émissions de CO2 seront compensées. « Nous espérons que cette démarche, encore inédite dans le monde du nautisme méditerranéen, donnera envie à d’autres organisateurs d’en faire de même », conclut Pascal Peres.
Le Village des Voiles du Vieux Port: Le recyclage à l’honneur
Les Toiles du Large: Des voiles recyclées en accessoire mode ou déco
Des sacs, des poufs ou encore des porte-clés. Depuis 2005, Anne Couderc propose aux propriétaires qui changent leurs voiles de leur donner une seconde vie. « Mes premiers sacs, je les ai fait pour une amie qui partait faire le tour du monde, et qui était attachée à ses anciennes voiles, raconte Anne Couderc. Puis, c’est devenu mon activité de mère au foyer, avant de devenir mon activité professionnelle. » Les voiles qu’elle récolte sont données par des propriétaires, qui reçoivent un sac en échange. Elles sont ensuite coupées, lavées et travaillées en atelier, par une dizaine de personnes handicapées. Infos sur http://www.lestoilesdularge.com/
Le Troisième Elément: « Upcyclés »
Faire connaître l’ »upcycling », ou le recyclage d’objets usagés en pièces design. C’est l’objectif de Christine Seyer, passionnée de design, qui a ouvert il y a un an sa boutique-galerie consacrée à l’upcycling. Sacs en capsules de canette, colliers en verres de lunettes, ou encore ceintures en pneu, Christine présente des créations de designers du monde entier. « C’est un univers fascinant car les possibilités de création semblent infinies, comme n’importe quel matériau peut être détourné« , commente-t-elle. Infos sur http://www.letroisiemeelement.fr/






















