L’association marseillaise Hunamar veut sensibiliser les écoliers au développement durable.
« C’est l’histoire d’une goutte d’eau qui part en vacances en Corse ». Ce conte, Cynthia Schiettecatte, responsable de l’association Hunamar (Huveaune Nature Marseille), le raconte depuis trois ans dans les écoles marseillaises. La goutte d’eau, c’est d’ailleurs l’emblème de cette association marseillaise qui invite les Provençaux à devenir éco-citoyens.
Pour parler des déchets qui polluent l’Huveaune et la Méditerranée, la petite goutte est devenue l’héroïne de plusieurs contes, imaginés par les bénévoles de l’association, et joués dans les classes de primaire.
« Je me transforme pendant 30 minutes et je leur raconte mes baignades dans l’Huveaune et dans la nappe phréatique de la forêt de Sainte Beaume, ou encore mon match au stade Vélodrome« , explique Cynthia, en se mettant dans la peau du personnage.
Une manière ludique d’expliquer aux enfants que près de 80% des déchets jetés dans l’Huveaune, ou par terre, finissent par polluer l’eau et les plages méditerranéennes.
De l’Huveaune à Tuvalu
Mais Hunamar ne se contente pas de raconter des histoires: l’association veut avant tout que les enfants passent à l’action, et au passage, influencent les adultes. Chaque année au printemps, un concours d’arts plastiques ou encore un concours de tri sélectif mobilisent près de 700 enfants, répartis dans trois écoles marseillaises.
« Je veux leur prouver que même s’ils sont petits, ils peuvent faire quelques choses pour préserver leur environnement« , soutient Cynthia. Les élèves sont ainsi invités à ramener toutes leurs bouteilles en plastique, qui sont collectées dans des conteneurs mis à disposition par la mairie. Et les enfants jouent le jeu puisque près de 1500 bouteilles sont récoltées dans chaque école.
« Ca fonctionne aussi bien parce que nous prenons la peine de leur expliquer ce que deviennent les déchets recyclés, pense Cynthia. Et pour ne pas braquer les adultes, l’association tente de les associer à ses actions. « Il est primordial d’intégrer les instituteurs et les parents, pour qu’ils se rendent compte que nous ne sommes pas là pour les culpabiliser, » note Cynthia.

Dernier cheval de bataille de l’association: la sensibilisation aux problématiques du changement climatique. « Cette année, nous leur parlons de Tuvalu, cette petite nation un peu oubliée du Pacifique sud, dont les 11 000 habitants feront partie des premiers réfugiés climatiques« . Hunamar monte ainsi un partenariat avec l’association « Alofa Tuvalu », pour que le plastique récolté dans les écoles marseillaises serve à acheter du matériel scolaire, ou encore des cuves de récupération d’eau de pluie, pour pallier le manque d’eau douce.
« Ce que nous faisons, ce n’est peut-être qu’une goutte dans l’océan, mais je me dis qu’ensemble, nous pouvons agir pour préserver l’environnement ici, et à l’autre bout du monde« , conclut Cynthia.
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