La Revue des élèves ingénieurs de l’Ecole Centrale Marseille - Lundi 18 juin 2012

Source : École Centrale Marseille - info@wiki2d.org

De l’acidification des océans, aux aides publiques pour les énergies thermiques, en passant par la gestion des eaux pluviales et les véhicules hybrides ou électricques : voici quatre news vues par les étudiants de l’École Centrale Marseille.

Taux d’acidification record pour les océans

C’est la première fois depuis 300 millions d’années que l’acidification des océans est aussi rapide. Elle est due aux émissions de CO2 dans l’atmosphère, qui en réaction avec l’eau va se transformer en espèce acide. Cela peut entraîner un bouleversement des fonds marins en dissolvant progressivement les coquilles ou les squelettes calcaires de nombreuses espèces marines. L’observation s’est effectuée en utilisant une combinaison d’indicateurs marins et terrestres, tels que la composition isotopique du bore dans les coraux ou du carbone dans les sols anciens. Ainsi nous constatons actuellement une vitesse d’acidification 10 fois plus importante que le bouleversement d’il y a 56 millions d’années qui avait pourtant provoqué la disparition de coraux et d’espèces unicellulaires. Se dirige-t-on donc vers une extinction d’espèces marines ?

Énergies thermiques renouvelables : un essor dépendant des aides publiques

Selon une étude Xerfi de mai dernier portant sur les nouvelles énergies thermique en France, plusieurs facteurs permettent le développement de cette filière. Tout d’abord la forte augmentation du prix des énergies traditionnelles tout comme de nouvelles certifications forcent les entreprises à investir dans des équipements plus économes. De plus, l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation sur la thermique des bâtiments en janvier prochain, va contraindre toutes les nouvelles constructions à diviser par 3 leur consommation d’énergie primaire par rapport aux installations actuelles. Le contexte a été rendu encore plus favorable par le gouvernement lors du grenelle de l’environnement. Cependant, toujours d’après l’étude Xerfi, le succès de ces énergies renouvelables thermiques est très dépendant des subventions publiques, ce qui peut être très dangereux dans le contexte économique actuel. En effet l’Etat souhaite réduire ses dépenses, et les banques pourraient être moins enclin à prêter. En savoir plus.

La gestion des eaux pluviales

Les eaux pluviales, provoquant inondations et chocs de pollution des cours d’eau, sont considérées comme des nuisances à évacuer au plus vite. Mais ces eaux peuvent être valorisées grâce à un aménagement « alternatif » qui consiste à reproduire le cycle naturel de l’eau (infiltration, rétention à la parcelle et écoulement en surface). La qualité de vie en ville est ainsi améliorée, les coûts d’aménagement, la pollution et les inondations diminuent et les eaux pluviales peuvent être employées comme ressources, notamment pour l’arrosage.

Véhicules hybrides et électriques : le courant passe mieux chez les gestionnaires

Même si le nombre d’immatriculation de véhicules hybrides ou électriques reste négligeable ou presque, en raison notamment d’un grand nombre de détracteurs, et d’un coût total encore plus élevé qu’un véhicule thermique, même avec un gazole à deux euros; les mentalités semblent commencer à changer. A la fois du coté des particuliers comme chez les pouvoirs publics, il semble y avoir de l’attente et du soutient derrière les constructeurs qui s’engagent, à l’image de Renault et sa Zoé. En attendant de voir une production plus importante et la concurrence se mettre en place, permettant de faire baisser les prix, les véhicules électrique ont déjà investi l’auto-partage et les véhicules utilitaires. Cependant, malgré ces analyses la question de croire ou non dans le véhicule électrique reste d’actualité.