La Revue des élèves ingénieurs de l’Ecole Centrale Marseille - Lundi 4 juin 2012

Source : École Centrale Marseille - info@wiki2d.org

De l’éolienne Eole Water, à l’énergie de freinage récupérée, en passant par l’après Forum Mondial de l’Eau et les négociations sur le réchauffement climatique : voici quatre news vues par les étudiants de l’École Centrale Marseille.

L’éolienne qui produit de l’eau potable

Actuellement, il existe un pourcentage non négligeable de la population mondiale qui n’a pas d’accès à l’eau potable. En réponse à cette situation, la jeune entreprise française Eole Water a créé une éolienne qui est capable d’obtenir de l’eau potable à partir de l’humidité de l’air. Le produit, déjà testé à Mussafah (Émirats Arabes Unis), a montré qu’il pouvait aussi travailler dans des environnements très secs. On estime que cette éolienne peut produire entre 350 et 1200 litres par jour d’eau potable, dépendant du milieu dans lequel il opère. Le fonctionnement de cette innovation est simple et connu, et a montré une qualité très supérieure aux normes stipulées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En savoir plus.

Quand l’énergie de freinage alimente le réseau

Aujourd’hui, 63% de l’énergie de freinage des réseaux ferrés urbains – qui représente 40% de l’énergie consommée pour la traction des trains – est récupérée pour alimenter l’équipement interne. Le groupe Alstom a donc mis au point un système de sous-stations d’alimentation électrique réversible pour récupérer plus efficacement cette énergie. Grâce à une optimisation de la qualité du courant et du signal, cette nouvelle technologie permettrait de réinjecter 99% de l’énergie de freinage dans le réseau, avec une durée de vie de trente-cinq ans, alors que l’ancien système était à la fois moins efficace et moins résistant. Alstom projette d’installer cette innovation aussi bien sur les nouvelles que sur les anciennes lignes.

Forum Mondial de l’Eau : et après ?

Le Forum Mondial de l’Eau s’est tenu à Marseille en mars dernier et a accueilli pas moins de 35 000 visiteurs. 173 pays y étaient représentés par 15 chefs d’Etat et 103 ministres. Malgré cette importante fréquentation, le directeur de la fondation France Libertés, Emmanuel Poilâne, reste sceptique :   »Finalement très peu de chefs d’Etat étaient présents ». Guy Fradin, le vice-président du Forum Mondial de l’Eau, reconnaît effectivement l’absence de Nicolas Sarkozy notamment. D’autre part, le Forum aura permis de lister 15 000 solutions à mettre en place dans les mois et années à venir, et une grande conférence internationale sur l’eau, Rio+20, se tiendra cet été. Cependant, la convention sur les fleuves transfrontaliers n’a pas été ratifiée par davantage de pays, ce que regrette M. Poilâne.

Climat: un pas en avant, un pas en arrière

C’est dans la déception que se sont achevées, le 25 mai dernier à Bonn (Allemagne), les négociations sur le réchauffement climatique censées mettre en application l’accord de Durban (Afrique du sud). Cet accord, signé en décembre 2011 par les 195 pays de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques, prévoit de contenir, à l’horizon 2015, le réchauffement dans une fourchette de 2°C, et ce, pour tous les pays signataires. Si aujourd’hui la Chine est devenue le premier pays pollueur au monde devant les Etats-Unis, « la voie qui a conduit les pays riches à la prospérité n’est plus disponible ». Dès lors, comment garantir la pérennité économique des pays en développement alors même qu’ils se voient contraints à réduire leur utilisation d’énergies fossiles ? Et dans le même temps, les pays industrialisés ne semblent pas prêts à infléchir la courbe de leurs émissions de CO2.