
De la Durance au robinet des Aubagnais, l’eau est une ressource sous contrôle. Chaque année, plus de 25 000 prélèvements sont effectués dans la région, pour s’assurer que l’eau consommée par les habitants est de bonne qualité. Wiki2d s’est rendu à la station du Grand Pin Vert, à Aubagne, pour comprendre le cycle de l’eau du robinet.
Entre 100 et 150 litres par jour. C’est la quantité d’eau que consomment en moyenne les Provençaux. Pour satisfaire cette demande continue, les autorités sanitaires sont à pied d’œuvre toute l’année, pour traiter l’eau et s’assurer de sa qualité tout au long du trajet jusqu’à nos verres. Car, puisée en surface (rivières, canaux, lacs) ou en profondeur (nappes phréatiques), l’eau captée n’est pas toujours potable.
A Aubagne, une fois par mois, les techniciens de l’agence régionale de santé plongent leurs thermomètres et leurs tubes à essai dans l’eau de la Durance. Acheminée par le canal de Marseille jusqu’à la station du Grand Pin Vert, c’est ici qu’elle est traitée et surveillée, avant de pouvoir être consommée. En moins d’une heure, l’eau brute de la rivière est filtrée puis désinfectée par ozonation.
Filtrée, désinfectée, contrôlée
L’eau passe d’abord par des bassins de filtration à sable, où des coagulants, comme le chlorure ferrique, agglomèrent les particules qui la rendent trouble. « Après cette étape, l’eau est claire mais elle n’est pas potable puisqu’elle n’est pas désinfectée », explique Rémi Morland, technicien sanitaire à l’Agence régionale de santé (ARS). Vient ensuite l’ozonation, qui va éliminer tous les microbes et bactéries.

Enfin, avant de sortir de la station, l’eau est chlorée, pour éviter une prolifération de bactéries lors de son trajet jusqu’à nos robinets. « D’ailleurs, pendant l’été, les taux de chlore sont généralement relevés, car l’eau étant plus chaude, il faut davantage la protéger » note Bruno Boccaccio, responsable du secteur Est de l’ASEM Marseille.
Chaque seconde, ce sont 360 litres d’eau qui sont traités, pour étancher la soif des Aubagnais. Les plus grosses stations de l’agglomération marseillaise peuvent, elles, traiter jusqu’à 3 000 litres d’eau par seconde. Une eau que l’on peut boire en toute tranquillité, selon les résultats d’une étude récente de l’ARS.






















