Spécial sondage: Protégeons la planète et notre porte-monnaie - Mardi 30 octobre 2012

Source : Rédaction wiki2d - Carole Hoareau journalistewiki2d@gmail.com

Selon les résultats de notre enquête, le développement durable rentre dans les habitudes des Provençaux. Ils réclament des outils pour aller encore plus loin.

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Le développement durable fait-il partie du quotidien des Provençaux? C’est ce que nous avons cherché à savoir à travers une enquête, réalisée par wiki2d et La Provence, entre le 21 septembre et le 14 octobre, à laquelle près de 750 Provençaux ont répondu.

Premier enseignement de notre enquête: le développement durable (2d) est un terme qui fait désormais partie du vocabulaire des habitants du territoire. En effet, seul 1,2% des répondants ne sait pas ce que c’est. En revanche, le développement durable est surtout associé au pilier « environnemental » (pour 49% des répondants, le 2d, c’est avant tout protéger l’environnement et la planète) et « économique » (pour 41%, c’est avant tout produire et consommer de manière responsable). Seuls 5% des répondants associent en priorité le 2d au pilier social.

Continuer les efforts

Dans le palmarès des thématiques qui intéressent les sondés, on retrouve dans l’ordre la protection de l’environnement, les énergies renouvelables, la consommation responsable, et l’économie sociale et responsable. Les Provençaux semblent également prêts à passer à l’action, puisque 55 % pensent qu’il faut continuer les efforts en matière de développement durable, et 39% pensent qu’ « il serait temps qu’on s’y mette ». En revanche, seulement 4% font part de leur agacement, et estiment que « ça commence à bien faire ».

Le 2d étant, souvent à tort, associé à l’écologie, nous avons également souhaité savoir ce que les Provençaux pensaient des « écolos ». Dans les commentaires libres, les réactions « anti-écolos » ont été nombreuses (voir notre article sur les réticences exprimées dans notre sondage). Néanmoins, une proportion faible des sondés pense qu’être écolo est « trop contraignant » (5%), ou réservé aux riches (8,5%), alors qu’ils sont 37% à estimer que c’est « bon pour la santé ».

Des astuces pratiques au quotidien

Dans le palmarès des priorités en matière de développement durable, ce sont les efforts pour limiter les consommations qui arrivent en tête, suivies du tri des déchets, de l’utilisation des transports en commun ou des modes doux, de l’achat de produits issus de l’agriculture biologique ou locaux, et enfin de l’achat de produits solidaires et équitables. En un mot, c’est l’écolonomie, néologisme qui désigne les pratiques permettant de réduire son impact environnemental tout en faisant des économies, qui prime. Les Provençaux veulent être au courant de ce qui se passe sur la planète, mais ils veulent surtout savoir ce qu’ils peuvent faire, eux, pour aller dans le bon sens.

Et pour passer à l’action, ils sont 66% à vouloir plus d’informations sur les astuces simples à appliquer au quotidien. 39% des répondants souhaitent également des informations sur les équipements qu’ils ont à leur disposition pour être plus « écolos», comme les poubelles de tri, les pistes cyclables, etc. Un besoin qui arrive à égalité avec les informations sur les incitations financières à destination des particuliers, comme les réductions d’impôts ou les subventions mises en place par les collectivités locales. Arrivent ensuite les informations sur les produits écologiques (labels, composition, etc.) à hauteur de 34%. Plus que jamais, les Provençaux veulent donc du concret.

Des réticents qui ont encore besoin d’être convaincus

L’enquête a également permis de recueillir une centaine de réactions de personnes, parfois ravies que l’on parle davantage de ce sujet de société, mais aussi des réactions de lecteurs plutôt agacés. Plusieurs sondés ont le sentiment que les entreprises et les pouvoirs publics ne donnent pas l’exemple en matière de développement durable. Ils ont l’impression que des structures qui polluent à grande échelle viennent leur demander à eux d’agir, alors que leur marge de manoeuvre est plus réduite. « Avant de nous faire diminuer nos consommations, que la Ville montre l’exemple : patinoire dans une ville de soleil, pas de tri sélectif dans monquartier« , peste l’un, « commençons par demander aux élus de donner l’exemple« , juge un autre, quid des « gérants de grandes entreprises qui laissent les lumières allumées », dit encore un lecteur.

Pour certains, rien n’est fait pour aider les citoyens à adopter un mode de vie durable. « Ca me fait bien rire le développement durable quand je subis chaque jour, comme des milliers d’habitants, le manque de transports en commun cohérents et efficaces« , s’indigne un Marseillais, on « manque de pistes cyclables » pointe un autre, sans parler de « l’insécurité dans les transports en commun« .

Et puis, il y a ceux qui en ont assez qu’on parle des « écolos » et aimeraient qu’on cesse de mélanger « écologie, développement durable et comportements responsables« . « Manger sain, production locale, air et nature sains, oui. Ecolo bobo idéologiste bloquant toute bonne initiative, non« . Pour d’autres, « être écolo ne signifie rien, c’est un mauvais terme« , « c’est du pipeau » , « une manière de se déculpabiliser, de polluer« , « partisan et peu pragmatique, intégriste parfois« , ou encore de la « poudre aux yeux« , du « greenwashing« , « une mode« , « une hérésie« , « une hypocrisie« . Bref, il y a encore du boulot.

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Lire wiki2d le Mag, numéro 7, en ligne

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