
Accompagner et donner de la visibilité aux actions éco-responsables des festivals de la région. C’est sur ce sujet qu’ont débattu plusieurs représentants d’entreprises, associations, collectivités et universitaires de la région.Car, si les festivals sont de plus en plus nombreux à mettre en place des démarches éco-responsables, c’est souvent le parcours du combattant pour les organisateurs.
Une plate-forme d’accompagnement inédite
Pour y remédier, Paca a d’ailleurs innové : en plus d’une aide financière accordée aux festivals via le dispositif AGIR, la Région est la seule à bénéficier d’une plate-forme d’accompagnement des éco-festivals, créée il y a deux ans à l’initiative du Conseil régional et de l’Ademe. Baptisée aér, elle a permis de repérer les bonnes pratiques mises en place par les festivals pour mieux les diffuser. »Lors de l’état des lieux que nous avons réalisé en 2011, sur près de 700 festivals, 134 ont déclaré mener des actions éco-responsables« , constate Benjamin Durand, coordinateur de la plate-forme aér. Mais toutes ces pratiques se valent-elles? Et comment convaincre ceux qui ne se sont pas encore lancé?
Eco-conditionnalité
D’abord pour l’aspect financier, car contrairement à ce qu’on pourrait croire, se mettre au développement durable n’est pas forcément plus coûteux. Si certains services nécessitent des investissements, comme la mise en place de navettes, »on est souvent dans une logique d’économies, directes ou indirectes« , assure Benjamin Durand. Les économies d’eau grâce aux toilettes sèches et les économies d’énergie grâce aux LED peuvent ainsi alléger une facture « éco-festival » qui peut atteindre 30 000 euros pour des événements comme Babel Med à Marseille ou les Voix du Gaou à Six-Fours-les-Plages (Var). Et puis, ces actions sont souvent aidées par les collectivités, qui envisagent d’ailleurs de mettre en place une « éco-conditionnalité des subventions », c’est-à-dire de conditionner l’attribution de subventions à la mise en place d’un certain nombre d’actions éco-responsables.
« Pourquoi ne pas créer un référentiel commun, voire un label, qui permette de savoir comment se lancer, puis de donner une vraie visibilité à ces actions ?« , lance Mariane Domeizel, vice-présidente développement durable d’Aix-Marseille Université. De ce point de vue plusieurs réflexions sont en marche, même si « le risque avec un label, c’est figer les choses, alors qu’on est dans une logique de progression constante« , nuance Benjamin Durand.
Un label européen, Green’n’clean, a été créé par Yourope, la fédération européenne des festivals, et une norme, qui concerne le secteur événementiel, baptisée ISO 20121, devrait voir le jour à l’occasion des Jeux Olympiques de Londres.
Ils étaient présents: (de gauche à droite sur la photo)
Philippe Ramès, Maïté Melia, David Atlan (Eurosud), Marie-Ange Cirillo (Euromed management), Jacques Bollon, Marie Ged (Paca pour demain), Thi N’Guyen (wiki2d), Joëlle Clary (EDF), Tashina Giraud (Euromed Management), Sandrine Poulain (CEA Cadarache), Tony Nello (Geres), Carole Hoareau (wiki2d), Regis Guerbois (festival Jazz des cinq continents), Eric Langlois (Eurosud), Anaïs le Floch (Aremacs), Hélène Renard (Paca pour demain), Sarah Dja-Yahia (CEA Cadarache), Mariane Domeizel (Aix-Marseille Université), Benjamin Durand (aér), Agathe Grimaldi (Festival d’Aix), Nardo Vicente (Aix-Marseille Université), Rémi Bertella (Marseille Provence Métropole), Arnoud Perrier (Aremacs), Aurélie Baldo (Actoral), Emmanuelle TAURINES, Véronique Fermé (Festival d’Aix)
et Vincent Sename (Communauté du pays d’Aix), Claude Holyst (Agence régionale pour l’environnement)
Lire aussi:
Le dossier consacré aux éco-festivals dans wiki2d le mag’
Les comptes rendus des précédents petits-déjeuners wiki2d






















